Les hydroécologues issus de l'école bisontine sont liés à une approche commune de la compréhension des milieux aquatiques.
Cette démarche, initiée à l'Université de Besançon, s'articule à partir de fondements et abouti à la mise au point d'outils pratiques que nous essayons de promouvoir chacun à notre niveau dans le but d'une réelle prise en compte de l'édifice biologique dans les protocoles de suivi ou diagnostics de qualité des milieux.
Les réflexions menées à partir de ces fondements aboutissent à la mise en évidence de l'intégration par les peuplements des caractèristiques physiques et chimiques des milieux. Cette prise en compte rationnelle de la correspondance entre communautés biologiques et situations mésologiques aboutit au concept de la biotypologie.
Les travaux menés par les étudiants des nombreuses promotions depuis 1968 en compagnbie des chercheurs du laboratoires ont permis la description du fonctionnement des systèmes par des investigations au sein des différents compartiments abiotiques (chimie des eaux, sédiments, substrats....) et biotiques (plancton, végétation, macrobenthos, poissons...).
La synthèse de ces données est ainsi à l'origine des méthodes pratiques ou de publications de référence, utilisables et utilisé par un "large public averti".
Tableau
Illustration : schéma
Le besoin d'un aller-retour permanent entre l'aspect conceptuel, fondamental et l'aspect application se traduit par exemple par l'évolution des méthodes indicielles à la disposition des hydrobiologistes, des indices biotiques (1967) à la normalisation de l'Indice Biologique Global en 1992.